Aucun message portant le libellé pierre karl péladeau. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé pierre karl péladeau. Afficher tous les messages

vendredi 12 février 2016

Le vent tourne à Québec

Le parti québécois a connu sa meilleure semaine parlementaire depuis des mois.  Les libéraux ont été embêtés par les prises de position de Philippe Couillard sur la perte des sièges sociaux au Québec et l'exploitation gazière et pétrolière sur l'île d'Anticosti.

Bref, le scénario parfait pour Pierre Karl Péladeau et le PQ qui ont passé à travers des turbulences persistantes depuis le début de 2016.  Il y a eu certainement des soupirs de soulagement dans les rangs péquistes.  Premièrement, car l'attention médiatique s'est déplacée vers les libéraux et Philippe Couillard.  Dans un deuxième temps, car leur chef a pu récupérer la balle libérale au bond pour marquer des points durant toute la semaine.

Le PQ a contrôlé l'agenda politique cette semaine à l'Assemblée nationale.  N'en déplaise aux libéraux et au premier ministre, Pierre Karl Péladeau a marqué des points cette semaine.  Vous me direz que ce n'était pas dur à battre comme performance pour le chef du mouvement souverainiste.  Je vous réponds que le travail de longue haleine des proches conseillers de PKP commence à porter ses fruits! Enfin, PKP a décidé de ternir des points de presse quotidien pour expliquer ses positions et aiguiser ses attaques envers le gouvernement de Philippe Couillard.

Si mes appréhensions sont exactes, Pierre Karl Péladeau va devenir ''a pain in the as'' dans un premier temps pour Philippe Couillard, mais aussi pour François Legault qui essaie tant bien que mal de se démarquer avec son nationalisme renouvelé.  En fait, si le bête politique en Pierre Karl Péladeau se réveille comme je crois qu'elle se réveillera, je vous prédis n'y plus n'y moins que la fin politique de la CAQ et de son chef François Legault.

Le problème de la CAQ c'est qu'elle n'a pas sa propre niche politique.  Elle est en même temps libéral et péquiste dans ses positions.  Difficile de se démarquer dans la niche péquiste si le PQ et Pierre Karl Péladeau performent bien dans les prochains mois.  Il sera tout aussi difficile pour François Legault de se démarquer dans la niche libérale, car elle sera de moins en moins populaire auprès des Québécois.  Bref, rien ne va plus pour la CAQ.

En terminant, j'aimerais vous faire remarquer le bizarre et improbable rapprochement entre les libéraux et Québec Solidaire.  Philippe Couillard entretient un discours gauchiste avec le dossier d'Anticosti, mais aussi sur le revenu garanti pour tous.  Les dirigeants de Québec Solidaire ne sont pas plus souverainistes que Pierre Elliott Trudeau l'a été dans sa vie et ils ne souhaitent pas plus un rapprochement avec le PQ, car ils ont plus d'affinité avec le PLQ de gauche de Philippe Couillard.  Ce n'est pas pour rien que les solidaires ont fêté la victoire deux libéraux lors des dernières complémentaires en novembre dernier.

vendredi 23 octobre 2015

Départ de Stéphane Bédard

Stéphane Bédard a quitté son siège de député de Chicoutimi avec le sentiment du devoir accompli.  Cette décision a été motivée dans un premier temps, par l’idée d’être plus près de sa famille. Venait en second, une perte d'engouement et d'appétit pour son travail de député.

On ne pourra pas y en vouloir.  Après 18 ans à servir les gens de la circonscription de Chicoutimi, le Québec et le parti Québécois, qui n’aurait pas le goût d’une vie moins folle que la politique et ainsi souhaité avoir une nouvelle carrière?

Bien entendu, l’ascension de Pierre Karl Péladeau à la direction du parti Québécois ne se sera pas faite sans heurts pour Stéphane Bédard.  Lui, qui était le leader de la formation politique sous Pauline Marois, a été rétrogradé au poste de critique à la justice par le nouveau chef du mouvement souverainiste.  Cette couleuvre était trop difficile à avaler pour le député de Chicoutimi et il a donc annoncé son départ 4 semaines après cette démotion. 

Cette rétrogradation a été pour Bédard la goutte qui manquait pour prendre la décision de tout quitter et de retourner auprès des siens.

Ceci étant dit, la décision de Pierre Karl Péladeau de préférer Bernard Drainville à Stéphane Bédard au poste de leader est selon moi, tout à fait légitime et justifiée.  Le nouveau chef a voulu casser l’image du parti Québécois de Pauline Marois et ainsi mettre le parti à son image.  Une image d’une équipe parlementaire qui est plus collaborative et donc, moins négative et obstructive.   Stéphane Bédard incarnait cette opposition obstructive des années Marois, entraînant inévitablement la perte de son titre de leader parlementaire. 

À long terme, cette décision sera l’une des meilleures de Pierre Karl Péladeau.  Péladeau.


En résumé, cette période difficile au parti Québécois est un mal nécessaire pour le bien à long terme de la formation politique.

vendredi 3 octobre 2014

Trois lettres : PKP

Son nom est sur toutes les lèvres depuis une semaine, Pierre Karl Péladeau.  Multimillionnaire, actionnaire de contrôle de l’une des plus grandes entreprises québécoises, député de Saint-Jérôme et porte-parole de l’opposition officielle en matière d'économie, d'entrepreneuriat, de PME et d'exportations.  L’homme a de quoi attirer tous les regards.  Un homme de la trempe de PKP qui a réussi en affaires vient en politique pourquoi?

Le pouvoir? Le pouvoir de changer les choses?  Le pouvoir de remettre sur les rails l’économie anémique du Québec?  Le pouvoir de faire du Québec un pays indépendant?  Toutes ces réponses!

Chose certaine, PKP ne laisse personne indifférent en ce moment.  Les libéraux, les caquistes, et les solidaires le craignent au plus haut point.  En ce sens, les attaques sont venues de toute part cette semaine et PKP est sortie dans les médias pour défendre ses idées et contredire les Couillard, Legault, Coiteux, Daoust et Khadir de ce monde.  Voici un homme qui se tient debout et qui pour le moment, esquive les critiques comme si de rien n’était.  Est-ce le futur homme téflon dont le PQ a besoin pour le sortir de ses éternelles chicanes internes?  À mon avis, c’est le seul qui peut ramener l’espoir aux militants péquistes qu’ils ont peut-être une chance de reprendre le pouvoir dans quatre ans.

PKP dérange même au sein de PQ.  On le voit très bien, l’aile gauchiste de la députation et l’aile extrémiste de la gaugauche du PQ (SPQ Libre) ont les poils qui se dressent juste à penser que Pierre Karl Péladeau sera leur prochain chef.  On ne pourra pas accuser PKP de ne pas leur tendre la main avec ses positions  plus à gauche qui surprennent bien des gens.  Pour ma part, je ne peux pas dire que je suis surpris, car comme l’a déclaré PKP cette semaine : ¨Le gouvernement n’est pas une entreprise¨. Il défend le modèle québécois, car on ne pourra pas changer le Québec du jour au lendemain comme le prétendent les caquistes et François Legault.  Péladeau prône une optimisation de l’état tout en offrant le même niveau de service à la population.  Selon lui, la majorité de nos programmes sociaux sont rentables économiquement parlant.  Il rajoute même que le problème ne situe pas au niveau de la colonne des dépenses, mais bien au niveau de celle des revenues. Il n’a pas tord, car si on veut s’offrir ce niveau de service au Québec il faut avoir les moyens de s’est payer.  Alors pour ce faire, il faut créer de la richesse en investissant dans l’économie par le biais d'aides aux petites et moyennes entreprises qui sont et seront notre générateur de richesse dans les années à venir. 

Le gouvernement Couillard dort au gaz actuellement au niveau de la création d’emplois et de l’aide aux petites et moyennes entreprises.  Le constat est facile à faire quand le ministre des Finances Carlos Leitão avoue que le gouvernement Couillard ratera sa cible de création d’emploi pour 2014.  Vous voulez savoir un secret? Les libéraux rateront aussi la cible en 2015! 

Les propos de Pierre Karl Péladeau risquent de trouver plus de plus en preneur parmi la population québécoise face au constat d’échec de la manière libéralo-caquiste de gérer les finances publiques.  Si on l’attaque autant, c’est peut-être parce qu’il a raison et que ses adversaires politiques sont déstabilisés…?

La prochaine étape pour PKP après avoir fait une tournée des médias de cette semaine, sera d’annoncer d’ici les deux prochaines semaines qu’il sera candidat à la chefferie du parti Québécois.  L’homme est déterminé et je ne crois pas que personne ne pourra l’arrêter à part lui-même!

Dans le calepin:
Québec Solidaire est toujours présent pour critiquer le travail des autres. Quand il est temps de faire leur propre travail, il s'absente comme ce matin lors de la conférence de presse sur l'intimidation...Pas fort!  Il fait trop beau sur le plateau pour que nos barbus socialistes travaillent aujourd'hui?


mercredi 10 septembre 2014

Pierre Karl Péladeau a-t-il réveillé son futur adversaire?

Avec la sortie ce matin de Jean-Martin Aussant dans Le Devoir (lire la lettre ici), plusieurs  questions me viennent en tête. 

Est-ce qu’en tentant de rallier Jean-Martin Aussant à sa candidature à la chefferie du PQ, PKP a-t-il réveillé un dragon qui dormait loin du Québec et des déboires du Parti Québécois?

Au lieu d’avoir le soutien moral de Jean-Martin Aussant, est-ce que Pierre Karl Péladeau le retrouvera plutôt comme adversaire dans la course à venir au PQ?

Est-ce un coup fumant de PKP pour amener Aussant dans le débat entourant l’avenir du PQ en sachant qu’il deviendrait son seul adversaire crédible dans la course à la chefferie et qu’ainsi  la députation se rangerait majoritairement derrière lui au lieu du poulain de Jacques Parizeau?

La sortie d’Aussant est-elle plutôt programmée avec Pierre Karl Péladeau pour annoncer prochainement qu’il ferait équipe avec lui lors de la prochaine course à la chefferie?

Est-ce que Péladeau a séduit Aussant en lui promettant de faire le ménage au PQ et de mettre au premier plan la souveraineté?

Est-ce que Aussant va suivre PKP sachant que celui-ci est un ancien proche de Pauline Marois?


Beaucoup de questions, mais bien peu de réponses sur les intentions réelles de Jean-Martin Aussant. 
Surveillons les réactions des différents acteurs de la prochaine course au PQ, nous risquons d’en apprendre un peu plus.  Dans le cas contraire, nous devrons attendre après le 4 octobre 2014 pour comprendre ce que voulait dire cette sortie pyrotechnique du dragon qui dormait à Londres jusqu’à tout récemment.


Mise à jour 17h00 le 10 septembre : PKP nie avoir rencontré Aussant à Londres. À suivre...

Dans le calepin:

        - Martine Ouellet de la gauche gauche semble mal digérer que le PQ demande 35000$ aux candidats à la chefferie.  Est-ce un message du parti pour dire qu'il souhaite avoir seulement des candidats sérieux et non d'épouvantails?

vendredi 5 septembre 2014

Retour à l’écriture

Un an après mon dernier billet sur mon blogue, je me suis questionné sur les raisons de cette perte d’intérêt soudain de ma part pour mes éditoriaux sur la politique et l’actualité.  La réponse est fort simple, je suis me suis laissé envahir par la simplicité des réseaux sociaux et plus particulièrement de Twitter.  Un outil indispensable de communication qui nous permet de réagir ou commenter sur l'événement en 140 caractères.  Faites place à l’ultra rapide, à une diffusion instantanée sur le web, mais ce n’est pas sans inconvénient.  C’est très difficile d’exprimer le fond de sa pensée ou de faire une analyse plus subtile des événements en 140 caractères.  C’est donc un outil pertinent pour faire la synthèse de l’actualité ou d’une nouvelle à caractère politique, mais pas pour en faire l’analyse. 

Ainsi, j’ai décidé de me remettre à l’écriture.  À quelle fréquence? Je vous dirais que je me donne comme objectif un billet par semaine.  Pour le reste, je surferai sur la vague ;-)

Trêve d’excuses, allons-y avec ce qui me brûle le bout des doigts.

Chefferie au PQ

Plusieurs chevaux seront dans le box de départ, mais combien d’entre eux termineront la course?  Je crois que ça sera une course à 3 au final.  Le tout se résume par le jeu des alliances.  Jean-François Lisée, Véronique Hivon, Sylvain Gaudreault et Alexandre Cloutier formeront une alliance, mais probablement pas au début de la course.  Je suis d’avis que 3 d’entres eux vont se présenter, mais qu’au final, il en restera qu’un seul.  J’hésite entre Lisée (un être prétentieux et imbu de lui-même) et Cloutier (talentueux, mais trop jeune). 

Il y a aura bien entendu Martine Ouellette (qui se regarde trop dans le miroir) qui sera de la course, mais qui manquera de gaz (d’appuis) avant la fin de celle-ci.  Elle sera donc dans l’obligation de tirer ça révérence et d’appuyer le prochain candidat en titre Bernard Dranville.

Drainville ira jusqu’au bout de la course.  Pour le moment, je le vois bien terminer deuxième.  Il a des idées, des appuis et il a une certaine forme de charisme au point de dire qu’il est un excellent communicateur.

Bien entendu, Pierre Karl Péladeau sera le cheval favori au départ de la course et s’il a une équipe solide derrière lui, il devrait devenir le prochain chef du Parti Québécois.  Il n’est pas un grand orateur, mais il a tout un charisme et une prestance qui ne laisse personne indifférent.  Son principal avantage sur les autres candidats est sa lecture de l’économie et sa grande connaissance du monde des affaires.

Dans le calepin :

- Tony Accurso a bien performé à la #ceic cette semaine.  Cette bombe sur Jacques Duchesneau était du bonbon pour les détracteurs de l’Eliot Ness québécois.

- ¨Le New Deal¨ de François Legault nous donne déjà la saveur de la prochaine plateforme électorale de la #CAQ


- La photo de la semaine… No Comment!