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samedi 6 mars 2021

La brise de l'ouest

Il y a depuis quelques jours une douce brise sur la colline parlementaire à Québec.  Nous pourrions penser à une brise qui annonce le retour du printemps et du beau temps.  Et si cette brise était tout autre, si elle annonçait plutôt une grande vague de fond suivi d’un tsunami.  Une vague d’insatisfaction provenant de l’ouest de la province qui pourrait être suivi d’un tsunami qui risque de tout détruire sur son passage…

C’est dans cet état d’esprit que plusieurs Québécois se retrouvent après l’annonce de mercredi faite par François Legault sur le fait que l’immense Grand-Montréal restait en zone rouge.  Legault est assis sur une bombe à retardement.  À moins qu’il soit imbécile, il doit se douter que le presto est sur le point de sauter chez plusieurs compatriotes québécois.

Ainsi, François Legault a une fenêtre d’opportunité de 2 à 3 semaines avant de se retrouver dans un chaos irréversible.  À partir du moment que le monde ne te croit plus, qu’ils se foutent du couvre-feu et des autres mesures imposées par l’état qui limitent leurs droits et libertés, il sera très difficile pour le gouvernement de reprendre le contrôle de l’agenda politique et de ramener une paix sociale au Québec.

Ça Legault le sait trop bien.  Il mesure l’effritement de la patience des Québécois et il comprend que la limite sera atteinte dans quelques semaines.  Il sera très difficile de justifier la poursuite du confinement dans sa forme actuelle quand la vaccination des plus vulnérables sera dernière nous.  Le PM devra donc agir et ça peu importe l’opinion de ¨l’entarteletteur¨ en chef s’il veut sauver sa réélection dans 18 mois. 

Soyez patient, le printemps s’en vient et l’inévitable déconfinement aussi.

jeudi 4 mars 2021

Le Grand-Montréal

J’ai décidé de reprendre la plume, car après un an de pandémie et de gestion à tâtons du confinement, j’en ai plein le cul.

Plein le cul de faire du surplace depuis le retour du confinement à l’automne.  Plein le cul, qu’on puisse faire un pas vers l’avant et 2 vers l’arrière comme aux fêtes.

Lueur d’espoir les vaccins.  Enfin!  À partir du moment que les 70 ans et plus seront vaccinés (population la plus à risque de la COVID-19), je me suis dit, ils vont nous laisser tranquilles et progressivement nous amener vers un déconfinement total.

Il y a toujours une bonne raison pour ne pas déconfiner.  Le nombre de cas, les hospitalisations,  le délestage au niveau des traitements et opérations et là, le petit nouveau qui justifie à lui seul de faire faire dans son froc le gouvernement, mesdames et messieurs, je vous invite à applaudir les variants!!!

C’est la saveur du mois, les variants.  Depuis 3 semaines nous en retrouvons dans la population.  Et bien, quelle grande nouvelle.  Ça fait 3 semaines que nous testons systématiquement les variants, c’est un peu normal d’en trouver calvasse!  Ça veut donc dire que si nous avions testé les variants depuis 6 mois, nous en aurions depuis 6 mois.  Alors, pourquoi alarmer la population pour absolument rien quand l’ensemble des personnes à risque seront vaccinées d’ici le mois d’avril?

Que recherche le gouvernent en privant 60% de la population d’une reprise de la vie normale? Pourquoi inclure les Laurentides et Lanaudière dans le Grand-Montréal?  Avec le contrôle des adresses dans les restaurants en zone orange, il n’y a donc pas d’enjeu à contrôler les vrais Grands Montréalais!  Mais non, Saint-Donat et La Macaza font partie maintenant du Grand-Montréal.

Parlons-en du Grand-Montréal, car sa définition géographique et à géométrie variable au gouvernement du Québec.  Pour taxer, les immatriculations, frais reliés aux transports en commun ils étendent la sauce au maximum pour inclure le plus contribuables possibles dans le Grand-Montréal.  Quand on parle de vaccination, le Grand-Montréal se limite à l’île de Montréal et Laval.  Quand on parle de déconfinement, le Grand-Montréal s’étend de Mont-Laurier à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Bref, du grand n’importe quoi!  De l’improvisation à la Arruda et Legault qui décident de tout et de rien sans trop se baser sur la science, le tout en jouant sur le moral de 60% de la population québécoise!

vendredi 12 février 2016

Le vent tourne à Québec

Le parti québécois a connu sa meilleure semaine parlementaire depuis des mois.  Les libéraux ont été embêtés par les prises de position de Philippe Couillard sur la perte des sièges sociaux au Québec et l'exploitation gazière et pétrolière sur l'île d'Anticosti.

Bref, le scénario parfait pour Pierre Karl Péladeau et le PQ qui ont passé à travers des turbulences persistantes depuis le début de 2016.  Il y a eu certainement des soupirs de soulagement dans les rangs péquistes.  Premièrement, car l'attention médiatique s'est déplacée vers les libéraux et Philippe Couillard.  Dans un deuxième temps, car leur chef a pu récupérer la balle libérale au bond pour marquer des points durant toute la semaine.

Le PQ a contrôlé l'agenda politique cette semaine à l'Assemblée nationale.  N'en déplaise aux libéraux et au premier ministre, Pierre Karl Péladeau a marqué des points cette semaine.  Vous me direz que ce n'était pas dur à battre comme performance pour le chef du mouvement souverainiste.  Je vous réponds que le travail de longue haleine des proches conseillers de PKP commence à porter ses fruits! Enfin, PKP a décidé de ternir des points de presse quotidien pour expliquer ses positions et aiguiser ses attaques envers le gouvernement de Philippe Couillard.

Si mes appréhensions sont exactes, Pierre Karl Péladeau va devenir ''a pain in the as'' dans un premier temps pour Philippe Couillard, mais aussi pour François Legault qui essaie tant bien que mal de se démarquer avec son nationalisme renouvelé.  En fait, si le bête politique en Pierre Karl Péladeau se réveille comme je crois qu'elle se réveillera, je vous prédis n'y plus n'y moins que la fin politique de la CAQ et de son chef François Legault.

Le problème de la CAQ c'est qu'elle n'a pas sa propre niche politique.  Elle est en même temps libéral et péquiste dans ses positions.  Difficile de se démarquer dans la niche péquiste si le PQ et Pierre Karl Péladeau performent bien dans les prochains mois.  Il sera tout aussi difficile pour François Legault de se démarquer dans la niche libérale, car elle sera de moins en moins populaire auprès des Québécois.  Bref, rien ne va plus pour la CAQ.

En terminant, j'aimerais vous faire remarquer le bizarre et improbable rapprochement entre les libéraux et Québec Solidaire.  Philippe Couillard entretient un discours gauchiste avec le dossier d'Anticosti, mais aussi sur le revenu garanti pour tous.  Les dirigeants de Québec Solidaire ne sont pas plus souverainistes que Pierre Elliott Trudeau l'a été dans sa vie et ils ne souhaitent pas plus un rapprochement avec le PQ, car ils ont plus d'affinité avec le PLQ de gauche de Philippe Couillard.  Ce n'est pas pour rien que les solidaires ont fêté la victoire deux libéraux lors des dernières complémentaires en novembre dernier.

vendredi 23 octobre 2015

Départ de Stéphane Bédard

Stéphane Bédard a quitté son siège de député de Chicoutimi avec le sentiment du devoir accompli.  Cette décision a été motivée dans un premier temps, par l’idée d’être plus près de sa famille. Venait en second, une perte d'engouement et d'appétit pour son travail de député.

On ne pourra pas y en vouloir.  Après 18 ans à servir les gens de la circonscription de Chicoutimi, le Québec et le parti Québécois, qui n’aurait pas le goût d’une vie moins folle que la politique et ainsi souhaité avoir une nouvelle carrière?

Bien entendu, l’ascension de Pierre Karl Péladeau à la direction du parti Québécois ne se sera pas faite sans heurts pour Stéphane Bédard.  Lui, qui était le leader de la formation politique sous Pauline Marois, a été rétrogradé au poste de critique à la justice par le nouveau chef du mouvement souverainiste.  Cette couleuvre était trop difficile à avaler pour le député de Chicoutimi et il a donc annoncé son départ 4 semaines après cette démotion. 

Cette rétrogradation a été pour Bédard la goutte qui manquait pour prendre la décision de tout quitter et de retourner auprès des siens.

Ceci étant dit, la décision de Pierre Karl Péladeau de préférer Bernard Drainville à Stéphane Bédard au poste de leader est selon moi, tout à fait légitime et justifiée.  Le nouveau chef a voulu casser l’image du parti Québécois de Pauline Marois et ainsi mettre le parti à son image.  Une image d’une équipe parlementaire qui est plus collaborative et donc, moins négative et obstructive.   Stéphane Bédard incarnait cette opposition obstructive des années Marois, entraînant inévitablement la perte de son titre de leader parlementaire. 

À long terme, cette décision sera l’une des meilleures de Pierre Karl Péladeau.  Péladeau.


En résumé, cette période difficile au parti Québécois est un mal nécessaire pour le bien à long terme de la formation politique.