vendredi 3 octobre 2014

Trois lettres : PKP

Son nom est sur toutes les lèvres depuis une semaine, Pierre Karl Péladeau.  Multimillionnaire, actionnaire de contrôle de l’une des plus grandes entreprises québécoises, député de Saint-Jérôme et porte-parole de l’opposition officielle en matière d'économie, d'entrepreneuriat, de PME et d'exportations.  L’homme a de quoi attirer tous les regards.  Un homme de la trempe de PKP qui a réussi en affaires vient en politique pourquoi?

Le pouvoir? Le pouvoir de changer les choses?  Le pouvoir de remettre sur les rails l’économie anémique du Québec?  Le pouvoir de faire du Québec un pays indépendant?  Toutes ces réponses!

Chose certaine, PKP ne laisse personne indifférent en ce moment.  Les libéraux, les caquistes, et les solidaires le craignent au plus haut point.  En ce sens, les attaques sont venues de toute part cette semaine et PKP est sortie dans les médias pour défendre ses idées et contredire les Couillard, Legault, Coiteux, Daoust et Khadir de ce monde.  Voici un homme qui se tient debout et qui pour le moment, esquive les critiques comme si de rien n’était.  Est-ce le futur homme téflon dont le PQ a besoin pour le sortir de ses éternelles chicanes internes?  À mon avis, c’est le seul qui peut ramener l’espoir aux militants péquistes qu’ils ont peut-être une chance de reprendre le pouvoir dans quatre ans.

PKP dérange même au sein de PQ.  On le voit très bien, l’aile gauchiste de la députation et l’aile extrémiste de la gaugauche du PQ (SPQ Libre) ont les poils qui se dressent juste à penser que Pierre Karl Péladeau sera leur prochain chef.  On ne pourra pas accuser PKP de ne pas leur tendre la main avec ses positions  plus à gauche qui surprennent bien des gens.  Pour ma part, je ne peux pas dire que je suis surpris, car comme l’a déclaré PKP cette semaine : ¨Le gouvernement n’est pas une entreprise¨. Il défend le modèle québécois, car on ne pourra pas changer le Québec du jour au lendemain comme le prétendent les caquistes et François Legault.  Péladeau prône une optimisation de l’état tout en offrant le même niveau de service à la population.  Selon lui, la majorité de nos programmes sociaux sont rentables économiquement parlant.  Il rajoute même que le problème ne situe pas au niveau de la colonne des dépenses, mais bien au niveau de celle des revenues. Il n’a pas tord, car si on veut s’offrir ce niveau de service au Québec il faut avoir les moyens de s’est payer.  Alors pour ce faire, il faut créer de la richesse en investissant dans l’économie par le biais d'aides aux petites et moyennes entreprises qui sont et seront notre générateur de richesse dans les années à venir. 

Le gouvernement Couillard dort au gaz actuellement au niveau de la création d’emplois et de l’aide aux petites et moyennes entreprises.  Le constat est facile à faire quand le ministre des Finances Carlos Leitão avoue que le gouvernement Couillard ratera sa cible de création d’emploi pour 2014.  Vous voulez savoir un secret? Les libéraux rateront aussi la cible en 2015! 

Les propos de Pierre Karl Péladeau risquent de trouver plus de plus en preneur parmi la population québécoise face au constat d’échec de la manière libéralo-caquiste de gérer les finances publiques.  Si on l’attaque autant, c’est peut-être parce qu’il a raison et que ses adversaires politiques sont déstabilisés…?

La prochaine étape pour PKP après avoir fait une tournée des médias de cette semaine, sera d’annoncer d’ici les deux prochaines semaines qu’il sera candidat à la chefferie du parti Québécois.  L’homme est déterminé et je ne crois pas que personne ne pourra l’arrêter à part lui-même!

Dans le calepin:
Québec Solidaire est toujours présent pour critiquer le travail des autres. Quand il est temps de faire leur propre travail, il s'absente comme ce matin lors de la conférence de presse sur l'intimidation...Pas fort!  Il fait trop beau sur le plateau pour que nos barbus socialistes travaillent aujourd'hui?


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