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dimanche 17 octobre 2010

Maxime Bernier, fin stratège?

Maxime Bernier continu sa tournée du Canada et cette semaine il était dans la ville reine pour faire un discours au très prestigieux Albany Clubs, qui est réputer  pour ses membres de l’élite conservatrice de Toronto.  Maxime Bernier est allé présenter sa vision du fédéralisme et plus particulièrement sa proposition de limiter les pouvoirs d’Ottawa de dépenser.  M. Bernier propose un retour aux principes de base de notre système fédéral.  Il propose qu’Ottawa limite ses dépenses à ses champs de compétences et qu’il transfert des points d’impôt aux provinces pour qu’elles puissent investir elles même en santé et en éducation par exemple.  L’idée ne me déplait pas au contraire, Maxime Bernier va charmer beaucoup de gens avec ses propos et plus particulièrement, les nationalistes qui désirent depuis fort longtemps limité les pouvoirs d’Ottawa dont l’ingérence du gouvernement fédéral dans les champs de compétences des provinces.  La réflexion de M. Bernier m’amène à dire qu’on pourrait avoir un Québec fort dans un Canada limité.

Maxime Bernier propose ses idées en plein dans la mouvance de l’arrivé possible au Québec d’un nouveau mouvement politique de centre droit mener par François Legault.  Je suis d’avis que le discours et les propos tenus par Maxime Bernier sont de la musique aux oreilles de François Legault, Joseph Facal et Lucien Bouchard.  L’idée d’un parti nationaliste qui propose un Québec fort dans le Canada et qui se concentre dans la gestion de notre gouvernement provincial  en matière de finance publique, santé et éducation devient encore plus justifier avec l’idée de limiter le pouvoir de dépenser d’Ottawa soutenue par Maxime Bernier.

Maxime Bernier voit d’un bon œil l’arrivé du mouvement de François Legault.  En entrevue aux Coulisses du pouvoir avec Daniel Lessard, il a mentionné ne par être intéressé à se joindre au mouvement car il désir demeurer dans l’arène fédéral mais il ne pouvait guère cacher sa satisfaction fasse à la venu d’un mouvement de centre droit au Québec.  Maxime Bernier a débuté plus tôt cette année sa tournée du Canada afin de proposer sa vision du pays aux canadiens mais nous savons bien qu’il il tente de jeter les bases à une future course à la succession de Stephen Harper.  Maxime Bernier voit grand et il a de la difficulté à cacher son ambition à devenir premier ministre du Canada.  L’homme a des bonnes idées qui séduisent les nationalistes comme moi, ceux, qui comprennent que nous sommes mieux pour le moment de faire avancer le Québec dans le Canada car ça serait une utopie de penser qu’un référendum gagnant est à nos portes.

L'intégral du discours de Maxime Bernier ici

dimanche 8 février 2009

Sarko et les souverainistes

Déplacé, grossier et mal formulé a été le discours de Nicolas Sarkozy sur l'option souverainiste du Québec. Je suis d'avis que même Jean Charest n'a pas apprécié ces propos tout à fait exagéré du président de la République de France.

Charest était mal placé pour commenter quoi que ce soit, lui qui venait tout juste de recevoir la distinction de Commandeur de la légion d'honneur. On ne va critiquer celui qui vient de nous couvrir des grands honneurs.

Ceci dit, il y a des conclusions importantes à tirer du discours de Sarko. Il faut analyser le deuxième niveau de ses propos et non le premier comme l'ont fait Pauline Marois et Gilles Duceppe. Car oui, le président a été insultant et semble vraiment avoir une compréhension et une connaissance légère de la nation québécoise. En même temps, qu'est-ce que Nicolas Sarkozy en a foutre du Québec et de ses vieilles chicanes avec le reste du Canada? Foutrement rien, Sarko et beaucoup plus intéressé à profiter de chaque seconde qu'il a pour jouir intellectuellement de sa position de leader mondial et de tenter par tout les moyens dont il dispose pour faire parler de lui et intervenir sur la scène international. C'est ça qui motive cet hyperactif qui ne vit que pour la quête incessante de pouvoir.

Le message de Nicolas Sarkozy aux souverainistes a été sans équivoque, ne venez pas demander l'appui de la France comme l'ont fait dans le passé les René Lévesque, Jacques Parizeau et Lucien Bouchard pour votre option politique car il risque d'y avoir aucun écho de notre part. L'ère gaulliste est bel et bien révolu en France et ceci marque le trait final de l'appui inconditionnel des nos cousins aux caprices des québécois souverainistes.

Le problème dans tout cela n'est pas le message de la France aux souverainistes mais la réaction de ceux-ci. L'option souverainiste doit se renouveler et se moderniser. Le dire c'est une chose le faire en est une autre. Le mouvement souverainiste est dirigé par des gens qui sont dépassés et qui pensent encore que pour faire reconnaître le pays du Québec suite à un référendum gagnant, que nous devrions avoir l'appui et l'approbation de notre mère patrie la France. Les concepts de base qui expliquent l'esprit même du mouvement souverainiste sont encore d'actualité mais les outils et les gens qui tentent de les communiquer ne le sont tout simplement plus.

Il y a urgence d'agir chez les souverainistes pendant qu'il y a encore 40% de la population du Québec qui est sympathique à l'option de l'indépendance du Québec. L'option doit se moderniser et pour y arriver les vieux souverainistes devront quitter le navire avant qu’ils le fassent sombrer à tout jamais dans une mer politique qui est tourmentée par la mondialisation, le libre marché et une économique en crise.

jeudi 2 octobre 2008

Retour sur le débat des chefs en français

Je donne raison à Lucien Bouchard. Le débat d'hier n'a pas été haut en émotion. La nouvelle formule nous a donné droit à un combat à 4 contre 1. Je trouve tout même que Stephen Harper s'est bien défendu malgré le fait qu'il ne semblait pas trop à l'aise avec le déroulement du débat.

Jack Layton a lancé quelques bonnes phrases incendiaires mais il s'est fait rabroué par Stéphane Dion à la fin du débat au sujet de la guerre en Afghanistan. Stéphane Dion a bien performé mais j’ai trouvé qu'il n'avait pas l'air naturel. Gilles Duceppe semblait réciter un texte appris par coeur.

Donc pas de grand gagnant. Formule de débat à mettre aux oubliettes.

En espérant que le débat de ce soir sera plus enivrant.

À suivre...

mercredi 1 octobre 2008

Débat des chefs ce soir

Je serai à l'écoute et vous?

Qui gagnera le débat des chefs?

Je vais dire comme Lucien Bouchard, il sera plâte.

On s'en reparle après!

mardi 30 septembre 2008

Le nationalisme québécois

Pas besoin de vous dire que je remets déjà en doute mes prédictions de dimanche dernier :)

Les sondages publiés hier par la presse indique que le Bloc a le vent dans les voiles et que les conservateurs risquent maintenant de perdre des comptés acquis avec le déclanchement des élections. Pourquoi? La réponse se cache peut-être dans le nationalisme québécois. Les conservateur ont joué cette carte en 2006 pour gagner des circonscriptions comme Jonquière-Alma. En 2008 le même nationalisme va probablement coûter le siège du Ministre Jean-Pierre Blackburn.

Le nationalisme! Gilles Duceppe en est maintenant l'ardant défendeur. Les intérêts du Québec seront beaucoup mieux servis avec des députés qui ne siègeront jamais au conseil des ministres. J'ai un peu de difficulté à suivre cet argument mais ça semble fonctionner avec les autres Québécois.

Le Québécois! Peureux, frileux, suiveux et adepte de l'aplaventrisme...vous n’aimez pas ça? Et pourtant, je trouve que c'est ça le Québec. On n'est pas capable de s'unir pour le changement. Lucien Bouchard et Jacques Parizeau pourraient vous en parler longuement.

Quel est le projet de société ou la cause que le Bloc nous propose? La souveraineté? Ils n'osent même pas en parler. Le nationalisme ah oui! Ça c'est rassembleur mais qu'est-ce que ça veut dire au juste? On ne fera pas de grand changement, tout va continuer comme d'habitude. Ainsi le Québécois décrit plus haut pourra dormir sur ces deux oreilles...

On est loin d'une révolution.