lundi 12 avril 2010

Marc Bellemare contre attaque

Un reportage fumant d'Alain Gravel de Radio-Canada qui a obtenu une entrevue exclusive avec l'ex-ministre de la justice sous le gouvernement Charest Marc Bellemare.

Les révélations faites par Marc Bellemare sont très grave.  Il a tout d'abord vue à quelques reprises des grosses sommes d'argent liquide remisent par un collecteur de fonds à un permanent du parti et ce même à la permanence du parti libéral à Québec.  D'où provenaient ces sommes d'argent?  D'un entrepreneur en construction.  On comprend pourquoi le gouvernement Charest ne tient pas à avoir une enquête publique sur l'industrie de la construction.

Le pire reste à venir.  Marc Bellemare affirme qu'à trois reprises le même gros collecteur de fonds a influencé la nomination de 3 juges.   Les trois fois, les influences se sont conclues par la nomination de la personne demandée comme juge.  Un retour d'ascenseur envers les gros donateurs du parti libéral.  Ainsi, on peut douter l'impartialité de ces 3 juges dans des causes impliquant les amis du parti.

Le gouvernement et notre système de justice sont corrompus.  Où sont donc nos balises qui doivent donner l'exemple à la population?

Nous devons mettre le gouvernement Charest en tutelle, faire une enquête en profondeur entre les liens du privé avec le gouvernement et surtout sur le trafic d'influence de certains groupes sur le gouvernement pour la nomination des juges et des pressions faites au niveau de l'élaboration ou de la portée de certains projets de loi.

Marc Bellemare mentionne avoir discuté à plusieurs reprises de tous ces éléments avec le premier ministre du Québec Jean Charest.  Monsieur Charest va t'il encore une fois tout nier?  Marc Bellemare affirme avoir quitté la politique pour toutes ces raisons.  D'excellentes raisons selon moi pour quitter ce monde de corruption et de trafic d'influence.

J'exige des explications de Jean Charest et de son gouvernement sur toute cette histoire.  Des premiers ministres ont été obligé de démissionner pour beaucoup moins que ça!

2 commentaires:

  1. L'HISTOIRE SE RÉPÈTE


    Démission de Jean Charest

    24 janvier 1990 - Le ministre des Sports Jean Charest démissionne du Cabinet fédéral lorsqu'on révèle qu'il a tenté de parler à un juge qui s'apprêtait à juger une affaire liée aux sports. Jean Charest est le dixième ministre du gouvernement de Brian Mulroney à démissionner
    Source Canadian encyclopedia

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  2. POURQUOI ?

    La première question qui traverse l'esprit de tout intéressé ayant suivi cette saga Bellemare contre ni plus ni moins que l'univers politique entier est d'en trouver - le pourquoi.

    Pourquoi un ex-ministre de la justice souhaiterait exposer les irrégularités du gouvernement pour le compte duquel il fut élu, puis nommé ministre il y a 6 ans de cela.

    S'enlacent plusieurs idées à ce chapitre: La volonté de passer à l'histoire, la démonstration de sa capacité de rivaliser avec l'élite politique, la volonté d'obtenir une commission parlementaire. Le désir de rétablir la justice, d'éliminer la corruption au sein de l'appareil gouvernemental provincial ?

    Nous n'avons rien appris de nouveau, tous savions que la gouvernance est propice au patronage. Nous savions que la nomination des juges avait une connotation politique.

    Les journaux, à juste titre évoquent que l'ex ministre avait participé activement aux faits qu'il reproche à l'état. À sa décharge, tous ses prédécesseurs ont du poser le même type de gestes, et cela peu importe la bannière défendue.

    Il s'agit d'une lapalissade, tous le savons.

    Défait deux fois plutôt qu'une à la mairie de Québec, l'ex-ministre a certes trouvé une approche lui permettant d'agir sur la sphère politique, sans disposer d'un poste, d'une position ou d'une charge publique.

    Il est devenu un politicien non élu, animé d'un mandat personnel de justicier, celui-ci plaira certes à plusieurs souhaitant dénoncer les irrégularités, ceux qui n'ont jamais osé, ceux qui disent tout bas, ce que Monsieur Bellemare dit à haute voix, et en assumant la responsabilité de ses actions.

    Ainsi, saluons le courage, même s'il frise la témérité ou la bravade.

    Alors pourquoi ?

    Exercice de probité préparatoire ou personnage investi d'une mission divine de faire disparaître la corruption au sein de l'État, démonstration de politique sans avoir été élu ?

    Souhaitons que sa probité soit irréprochable, à défaut de quoi ses adversaires lui feront chèrement payer sa bravoure.

    Quelle ironie flagrante, de voir le défenseur de la veuve et de l'orphelin agir dans une quête qui lui est propre.

    En fait, à défaut d'un pourquoi clair, une chose est certaine: On parle de lui. Il se positionne comme une alternative à la corruption, malgré le fait d'y avoir trempé ce qui demeure un tour de force en soi.

    Le peuple lui pardonnera d'avoir tardé de décrier ce à quoi il admet avoir participé qui l'a tant dégouté bien qu'à retardement.

    La suite importe peu. Monsieur Bellemare peut déjà savourer une première victoire: La démonstration de son calibre, du fait qu'il est prêt à tout pour arriver à ses fins.

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