Le référendum sur l’indépendance de l’Écosse ne laisse
personne indifférent. Au Québec, les souverainistes
nostalgiques de 1995 se rappellent qu’il manquait uniquement 50000 voix pour
faire du Québec un pays. En Europe, l’Angleterre
et l’Union Européenne défendent le statu quo tout en promettant plus de pouvoir
à l’Écosse. De belles promesses comme
celles que le gouvernement fédéral avait faites au Québécois. C’est ainsi qu’à deux jours du vote il est
difficile de prédire le résultat, car les écarts des derniers sondages sont
dans la marge d’erreur.
Il faut noter le ton poli et respectueux des échanges entre
le camp du Oui et du Non dans cette campagne.
De plus, la question de ce référendum est claire contrairement aux
questions des référendums de 1980 et
1995 au Québec. Le PQ est les autres
partis indépendantistes pourront en tirer des leçons si jamais un jour le
Québec est plongé dans une troisième campagne référendaire.
Les comparaisons entre le Québec et l’Écosse sont faciles à
faire, car nous avons l’impression de revivre le référendum de 1995. Remonté du Oui à 2 semaines du
référendum. Panique à bord du camp du Non voyant les chances du Oui de l’emporter.
Promesses de derrière minute afin de sauver les meubles. Bref, la nette impression que l’histoire du Québec
est en train de se réécrire, mais cette fois-ci en Écosse.
Ceci étant dit, il y a aussi des différences marquantes
entre l’Écosse et le Québec. L’Écosse souhaite toujours faire partie du Commonwealth
à la suite de la victoire du Oui. De
plus, la réalité de l’Écosse est bien différente de celle du Québec. L’Écosse est déjà une nation aux yeux des
Écossais et des dirigeants britanniques.
Donc aucune chicane identitaire là-bas comparativement à ce que nous
avons vécu et vivons toujours ici. Les
Écossais veulent gérer leur économie, ils souhaitent des politiques sociales
adaptées à leur réalité, se réapproprier leur ressources naturelles et une
meilleure redistribution de la richesse.
En résumé, l’Écosse veut plus d’autonomie, mais Londres leur a toujours
refusé plus de pouvoir. Pouvoir que le
Québec a l’autonomie d’exercer dans la fédération canadienne je vous ferai
remarquer.
La question qui demeure pour moi est la suivante: Est-ce que
les Écossais auront le courage que les Québécois n’ont pas eu? Réponse: Le 18 septembre 2014
Dans le calepin :
- Sylvain Gaudreault a pris une sage décision ce matin en
publiant une lettre indiquant qu’il ne serait pas candidat à la course à la
chefferie du PQ. Il n’avait tout
simplement pas les appuis nécessaires au sain du caucus et des militants du parti.
- Nicolas Marceau devrait suivre l’exemple de son collègue
Gaudreault et demeurer pénard dans ses pantoufles!