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mardi 16 septembre 2014

Auront-ils le courage?


Le référendum sur l’indépendance de l’Écosse ne laisse personne indifférent.  Au Québec, les souverainistes nostalgiques de 1995 se rappellent qu’il manquait uniquement 50000 voix pour faire du Québec un pays.  En Europe, l’Angleterre et l’Union Européenne défendent le statu quo tout en promettant plus de pouvoir à l’Écosse.  De belles promesses comme celles que le gouvernement fédéral avait faites au Québécois.  C’est ainsi qu’à deux jours du vote il est difficile de prédire le résultat, car les écarts des derniers sondages sont dans la marge d’erreur.

Il faut noter le ton poli et respectueux des échanges entre le camp du Oui et du Non dans cette campagne.  De plus, la question de ce référendum est claire contrairement aux questions des  référendums de 1980 et 1995 au Québec.  Le PQ est les autres partis indépendantistes pourront en tirer des leçons si jamais un jour le Québec est plongé dans une troisième campagne référendaire.

Les comparaisons entre le Québec et l’Écosse sont faciles à faire, car nous avons l’impression de revivre le référendum de 1995.  Remonté du Oui à 2 semaines du référendum.  Panique à bord du camp du Non voyant les chances du Oui de l’emporter.  Promesses de derrière minute afin de sauver les meubles.  Bref, la nette impression que l’histoire du Québec est en train de se réécrire, mais cette fois-ci en Écosse. 

Ceci étant dit, il y a aussi des différences marquantes entre l’Écosse et le Québec. L’Écosse souhaite toujours faire partie du Commonwealth à la suite de la victoire du Oui.  De plus, la réalité de l’Écosse est bien différente de celle du Québec.  L’Écosse est déjà une nation aux yeux des Écossais et des dirigeants britanniques.  Donc aucune chicane identitaire là-bas comparativement à ce que nous avons vécu et vivons toujours ici.  Les Écossais veulent gérer leur économie, ils souhaitent des politiques sociales adaptées à leur réalité, se réapproprier leur ressources naturelles et une meilleure redistribution de la richesse.  En résumé, l’Écosse veut plus d’autonomie, mais Londres leur a toujours refusé plus de pouvoir.  Pouvoir que le Québec a l’autonomie d’exercer dans la fédération canadienne je vous ferai remarquer.

La question qui demeure pour moi est la suivante: Est-ce que les Écossais auront le courage que les Québécois n’ont pas eu?  Réponse: Le 18 septembre 2014

Dans le calepin :

- Sylvain Gaudreault a pris une sage décision ce matin en publiant une lettre indiquant qu’il ne serait pas candidat à la course à la chefferie du PQ.  Il n’avait tout simplement pas les appuis nécessaires au sain du caucus et des militants du parti.


- Nicolas Marceau devrait suivre l’exemple de son collègue Gaudreault et demeurer pénard dans ses pantoufles!