Stéphane Bédard a quitté son siège de député de Chicoutimi avec
le sentiment du devoir accompli. Cette décision a été motivée dans un
premier temps, par l’idée d’être plus près de sa famille. Venait en second, une
perte d'engouement et d'appétit pour son travail de député.
On ne pourra pas y en vouloir. Après 18 ans à servir les gens de la circonscription de Chicoutimi, le Québec et le parti Québécois, qui n’aurait pas le goût d’une vie moins folle que la politique et ainsi souhaité avoir une nouvelle carrière?
Bien entendu, l’ascension de Pierre Karl Péladeau à
la direction du parti Québécois ne se sera pas faite sans heurts pour Stéphane
Bédard. Lui, qui était le leader de la
formation politique sous Pauline Marois, a été rétrogradé au poste de critique
à la justice par le nouveau chef du mouvement souverainiste. Cette couleuvre était trop difficile à avaler
pour le député de Chicoutimi et il a donc annoncé son départ 4 semaines après
cette démotion.
Cette rétrogradation a été pour Bédard la goutte
qui manquait pour prendre la décision de tout quitter et de retourner auprès
des siens.
Ceci étant dit, la décision de Pierre Karl Péladeau
de préférer Bernard Drainville à Stéphane Bédard au poste de leader est selon
moi, tout à fait légitime et justifiée.
Le nouveau chef a voulu casser l’image du parti Québécois de Pauline
Marois et ainsi mettre le parti à son image.
Une image d’une équipe parlementaire qui est plus collaborative et donc,
moins négative et obstructive. Stéphane
Bédard incarnait cette opposition obstructive des années Marois, entraînant
inévitablement la perte de son titre de leader parlementaire.
À long terme, cette décision sera l’une des
meilleures de Pierre Karl Péladeau. Péladeau.
En résumé, cette période difficile au parti
Québécois est un mal nécessaire pour le bien à long terme de la formation
politique.